Centre-du-QuébecDossier public · rivière Saint-François
Logo circulaire bilingue BTI — « BTI brise la chaîne / BTI breaks the chain » — avec une mouche noire au centre et la chaîne alimentaire autour

BTIBrise la chaîne · Breaks the chain

Drummondville · rivière Saint-François

« Sans danger » ? Pas si vite.

Depuis 1999, on applique le Bti sur la rivière Saint-François contre les mouches noires. Les autorités le disent sans risque. Mais l’étiquette du produit avertit, des études révisées par les pairs documentent des effets — respiratoires chez l’animal, dévastateurs pour la chaîne alimentaire — et ailleurs dans le monde, des scientifiques réclament l’arrêt. Le Québec, lui, épand jusqu’à dix fois par été.

L’étiquette n’est pas anodine. Sensibilisant, irritant, « nocif en cas d’inhalation » — masque N95 exigé pour ceux qui l’épandent.
Le monde recule, le Québec épand. Des chercheurs réclament l’arrêt en milieu naturel; là où on traite, la base de la chaîne alimentaire s’effondre.
De la larve dans la vase jusqu’à l’oiseau : la chaîne que le débat oublie.
1999 Application de Bti sur la rivière Saint-François à Drummondville
45+ municipalités québécoises desservies par un seul opérateur (GDG)
jusqu’à10× épandages par été sur un même cours d’eau, pendant que des chercheurs réclament l’arrêt
0 test médical pour détecter l’exposition · 0 suivi écologique local publié

Le produit

Qu’est-ce que le Bti, au juste ?

Le Bacillus thuringiensis israelensis est une bactérie du sol. Sa toxine s’active dans l’intestin alcalin des larves de mouches — moustiques, mouches noires, mais aussi les chironomidés non ciblés. L’estomac humain, acide, la neutralise. C’est l’argument « sans danger ». Le problème : cette même toxine n’épargne pas la base de la chaîne alimentaire, et le produit fini n’est pas que de la bactérie.

Mais le produit n’est pas que de la bactérie. Selon la formulation, la matière active ne représente qu’environ 12 % à 40 % du produit ; tout le reste est un « secret industriel » non divulgué. C’est ce mélange-là qu’on pulvérise.

Santé humaine

« Faible risque » n’est pas « aucun risque ».

Le risque d’ingestion est généralement jugé faible par les autorités, et nous le disons. Mais la science récente ne permet plus de résumer le Bti à « sans danger » : la virulence varie fortement d’une souche de Bt à l’autre, ces microbes vivants sont plus difficiles à évaluer que des produits chimiques, et des lacunes persistent sur l’inhalation et la sensibilisation.

Ce qui est rassurant

Faible risque par ingestion Santé Canada, l’OMS et l’EPA jugent le Bti à faible risque pour l’humain aux doses d’usage : la toxine ne s’active pas dans l’estomac acide, et aucune maladie humaine n’a été confirmée après des décennies d’usage. Santé Canada · OMS · US-EPA ↗
Ciblé sur les larves de mouches L’intestin humain n’a pas les récepteurs spécifiques que la toxine vise dans la larve. C’est réel, et nous le disons clairement. Environmental Health, 2024 ↗

Ce qui est nouveau (2024-2026)

Le Bt n’est pas un bloc Dans une étude de 2024, des sous-espèces de Bt apparentées ont provoqué une cytotoxicité et une libération d’IL-8 (inflammation) sur des cellules intestinales humaines — mais pas les souches de Bti testées. La leçon : la virulence varie d’une souche à l’autre, et « le Bt est sans danger » ne vaut pas blanc-seing pour toutes les souches. ANSES — Foods, 2024 ↗
Un microbe ne s’évalue pas comme un produit chimique Spores, toxines, additifs, comportement variable selon la souche et la formulation : la science récente juge le risque des pesticides microbiens plus difficile à évaluer que celui d’un pesticide chimique. Environmental Health, 2024 ↗
La sensibilisation respiratoire reste mal évaluée Aucun test validé n’existe pour la sensibilisation respiratoire des pesticides microbiens : elle est « déduite des données professionnelles ». L’Europe traite par défaut les microorganismes comme des sensibilisants potentiels. Archives of Toxicology, 2025 ↗

Ce qui manque

L’inhalation n’est pas écartée L’EFSA note qu’une sensibilisation (IgE) peut survenir chez les travailleurs exposés, et que des effets graves après inhalation répétée n’ont pas pu être exclus — faute de données. EFSA — Bti AM65-52, 2020 ↗
~88 % du produit reste secret Dans une formulation liquide courante, la bactérie active ne représente que ~12 % du produit; le reste est un « secret industriel », et un additif a été signalé comme possiblement allergène. Fiche VectoBac 12AS · EFSA ↗
Aucun test d’exposition, aucun suivi local Aucun test médical ne détecte l’exposition au Bti, et aucun suivi ne mesure ses effets sur la rivière Saint-François. « Aucun cas documenté » ne veut pas dire « aucun cas ». Santé Canada (archivée) ↗

Le vrai enjeu

Quand le moucheron disparaît, le poisson le sait avant nous.

Les chironomidés ne piquent pas. Mais ils sont la nourriture de base des poissons, des amphibiens et des oiseaux insectivores. C’est exactement la sélectivité qui épargne l’humain qui les frappe : ce sont aussi des larves de mouches. Voici ce que des études révisées par les pairs ont mesuré.

* Allgeier, Friedrich & Brühl 2019 — part des chironomidés dans le régime du triton.

Au point de départ

L’émergence des chironomidés chute d’environ la moitié

Aux doses opérationnelles de terrain, de façon constante du mésocosme jusqu’au milieu naturel (vallée du Haut-Rhin). Fourchette mesurée : −41 % à −68 %.

Sans traitement
100
Sous Bti
~50

Allgeier, Kästel & Brühl, 2019 ↗ · confirmé par une revue de 95 articles (Environmental Evidence, 2023 ↗).

La cascade

La perte se propage dans toute la chaîne

Réductions observées en milieux traités, à différents niveaux, par rapport aux témoins. Chaque barre renvoie à son étude.

Theissinger et al. 2019 · Jakob & Poulin 2016 · Poulin et al. (Camargue).

Jusqu’aux nids

Hirondelle de fenêtre : 1 oisillon sur 3 meurt de faim

Près des marais traités en Camargue, faute d’insectes-proies. Effet observé, à l’échelle d’un grand milieu humide.

Sur trois oisillons, un meurt de faim près des zones traitées.

Poulin et al. 2010, via Tour du Valat ↗

Et pas seulement les insectes

Pas qu’un insecte — toute la macrofaune Étude 2025 : une application de Bti a réduit d’environ moitié la biomasse totale des invertébrés aquatiques, et de 79 % les larves d’une demoiselle (Ischnura). La communauté récupère en ~1 semaine en conditions expérimentales. van Nieuwpoort et al., Parasites & Vectors, 2025 ↗
Poissons À des concentrations de terrain (1,5–10 µg/L), le Bti a modifié le comportement du poisson-zèbre — un signal pour l’alimentation, la fuite et la reproduction. Aquatic Ecology, 2025 ↗
Une pression qui dure Le Bti ne se dégrade pas vite : ses spores s’accumulent dans les sédiments et s’y recyclent, prolongeant la pression sur les chironomidés bien après la fin de l’épandage. Tour du Valat (Camargue) ↗
Sensibilité selon l’âge Les jeunes larves de chironomidés sont jusqu’à 950× plus sensibles que les plus âgées — une réalité que les évaluations réglementaires ne reflètent pas. Kästel et al., Scientific Reports, 2017 ↗

Le consensus n’existe pas

Le monde recule. Le Québec épand.

Ce n’est pas un débat tranché en faveur de l’épandage. Des chercheurs de premier plan et des organismes réglementaires demandent qu’on l’encadre, qu’on le restreigne, ou qu’on l’arrête là où la nature est sensible. Gatineau, qui a épandu de 1996 à 2023, a vu « les doutes s’accumuler ». Pendant ce temps, la rivière Saint-François est traitée jusqu’à dix fois par été.

Drummondville (QC) Continue Jusqu’à 10 épandages/été, par drone, depuis 1999
Pennsylvanie (É.-U.) Continue Programme mouches noires, 41ᵉ année
Suède Encadre Permis annuels; zones protégées seulement après décisions judiciaires
Camargue (France) Abandonne Programme expérimental → pièges à CO₂ : −70 % de nuisance, sans impact

Le Bti n’est interdit nulle part — l’Union européenne l’a même réapprouvé en 2015. Mais dans les milieux les plus sensibles, la tendance mondiale est à l’encadrement et aux solutions de rechange, pas à l’expansion.

« Nous recommandons de repenser l’usage du biocide Bti, et d’en prévenir l’application continue, surtout dans les réserves naturelles. »
Molecular Ecology (2019)
« Les applications à grande échelle de Bti dans les zones humides devraient être envisagées avec beaucoup plus de prudence. »
Ecotoxicology (2019)
« Le potentiel d’effets sur les organismes non ciblés ne devrait pas être écarté d’emblée. »
Environmental Evidence (2023)
« Le risque pour les chironomidés est sous-estimé lorsqu’on applique les critères réglementaires actuels. »
Réglementation UE 528/2012, étude 2017

Sur le terrain

Où, quand, à quelle dose.

À Drummondville, on traite la rivière Saint-François et ses affluents contre les mouches noires — pas les moustiques — depuis 1999, de la fonte des neiges à la mi-octobre. Bécancour a repris en 2024. Nicolet, par précaution, a cessé.

Carte du corridor de la rivière Saint-François, de Drummondville jusqu’au lac Saint-Pierre. Marqueurs de traitement actif sur Drummondville, Saint-Majorique-de-Grantham, Saint-Bonaventure, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Elphège, Saint-François-du-Lac, Pierreville, Odanak et Bécancour; Nicolet (en rouge) a cessé.
Traitement actif au Bti — programme 2026-2030
Cessé par précaution — Nicolet

Fond de carte : © Mapbox · © OpenStreetMap. Le programme 2026-2030 traite la rivière Saint-François et ses affluents pour Drummondville (pôle), Saint-Majorique-de-Grantham, Saint-Bonaventure, Saint-Pie-de-Guire, Saint-Elphège, Saint-François-du-Lac, Pierreville et Odanak, jusqu’à l’embouchure au lac Saint-Pierre. Bécancour traite aussi; Nicolet a cessé par précaution.

3–10kg/ha de VectoBac 200G (formulation granulaire)
10×épandages possibles par saison, par cours d’eau
12–40 %de matière active selon la formulation; le reste, « secret industriel »

Le même produit, des budgets très différents

Drummondville~350 000 $/an
Shawinigan~900 000 $/an
Trois-Rivières~1,2 M$/an

Sources : Radio-Canada, Le Nouvelliste, guide GDG 2021. Voir la bibliothèque.

≈ 2,5 M$par an — et ce n’est que 5 villes

Ce total ne couvre que cinq municipalités dont le budget est public : Drummondville (~350 000 $), Shawinigan (~900 000 $), Trois-Rivières (~1,2 M$), Bécancour et Sept-Îles. Le Québec compte une cinquantaine de municipalités qui épandent — le vrai total reste inconnu, faute de transparence.

Des millions par an pour réduire la nuisance. Pas un dollar pour mesurer l’effet sur le vivant.

La décision locale

Reconduit jusqu’en 2030 — mais le conseil n’était pas unanime.

Le 2 février 2026, Drummondville a renouvelé pour cinq ans son programme d’épandage de Bti contre les mouches noires. Ce que dit le procès-verbal officiel, document à l’appui : un contrat, un opérateur, et deux élues qui ont voté contre.

0080/02/26

Un contrat de cinq ans

Le 2 février 2026, le conseil reconduit le « Contrôle biologique des mouches noires 2026-2030 » (appel d’offres DR25-PUB-083), accordé à Conseiller forestier Roy inc. pour une moyenne de 457 985 $ par an — retenue sur le meilleur pointage, pas sur le plus bas prix.

10–2

Le conseil était divisé

La résolution est « adoptée à la majorité », pas à l’unanimité : dix élus pour, deux contre — Mmes Carole Léger et Sarah Saint-Cyr Lanoie. Le programme continue, mais l’opposition est désormais au procès-verbal, sur la place publique.

Bti

Le produit, la méthode, la saison

Le larvicide est l’Aquabac XT (Bti), homologué par Santé Canada. Application au sol « à pied ou en embarcation », et la rivière Saint-François traitée par drone. De mars à la mi-octobre, répétée à chaque nouvelle éclosion, sur « 1 à 2 % des superficies » — là où sont les larves.

7+

Pas seulement Drummondville

Le programme dessert aussi Saint-Majorique-de-Grantham, Saint-François-du-Lac, Pierreville, Saint-Elphège, Saint-Bonaventure, Saint-Pie-de-Guire et la communauté d’Odanak — tout le bas de la rivière, jusqu’à son embouchure dans le fleuve.

Faune

Une espèce menacée sous surveillance

La ville affirme que « les habitats d’hirondelle de rivage […] sont systématiquement évités » — un oiseau au statut menacé. L’autorisation encadre aussi d’autres espèces à statut précaire du bassin : paruline azurée, rainette faux-grillon de l’Ouest, poissons menacés.

AM55086

L’autorisation ministérielle

Le programme opère sous l’autorisation ministérielle AM55086, délivrée par le ministère de l’Environnement (MELCCFP). C’est elle qui encadre les mesures de protection des espèces à statut précaire — dont l’évitement systématique des habitats d’hirondelle de rivage, une espèce menacée.

« Adopté à la majorité. Vote contre : Mme Carole Léger, Mme Sarah Saint-Cyr Lanoie. »
— Procès-verbal du conseil municipal de Drummondville, 2 février 2026, résolution 0080/02/26. Document officiel ↗

Et l’eau potable ?

On pulvérise la rivière. On y boit.

À Drummondville, la prise d’eau potable est sur la rivière Saint-François — la même rivière qu’on traite au Bti, en amont, par drone. Entre les deux, deux barrages ralentissent l’eau. Et le Bti se fixe aux particules en suspension : il s’y dépose, et il persiste.

1
On pulvérise la rivièreLa rivière Saint-François est traitée au Bti, par drone, sur le territoire de la ville.
2
Deux barrages ralentissent l’eauChute-Hemmings (20 M m³) puis Drummondville (1 M m³) créent des zones d’eau lente où les particules — et le Bti qui s’y fixe — se déposent.
3
On y puise l’eau potableLa prise d’eau potable est sur la rivière, en aval — pour Drummondville et 3 municipalités voisines.
Ça ne disparaît pas vite

Le Bti persiste — et se dépose au fond

Toxicité encore présente dans l’eau froide après le traitement; spores accumulées dans les sédiments (étude en bassin).

Au départ
100 %
Après 1 mois
~50 %
Spores au fond
275 j

Spores ~10⁵/g stables 275 jours dans les sédiments; enrichissement ×22 à ×500 vs sites témoins. Biocontrol Sci. Technol. ↗

Le trou dans le dossier

Santé Canada interdit d’appliquer le Bti à l’eau potable déjà traitée — preuve qu’on sait rester prudent. Mais l’application à l’eau source est permise. Or à Drummondville, on pulvérise la rivière qui est la source, en amont de deux barrages qui piègent les particules, juste avant la prise d’eau de quatre municipalités.

Personne n’a mesuré si le Bti se concentre dans ces zones d’eau lente, avant la prise d’eau.

Au bout de la chaîne

Tout finit au Lac Saint-Pierre.

La rivière Saint-François se jette dans le Lac Saint-Pierre — un sanctuaire d’oiseaux protégé à l’échelle internationale. Tout ce qui est pulvérisé en amont, par une cinquantaine de municipalités du bassin, descend vers lui. Et le Bti frappe précisément la base de son garde-manger : les insectes aquatiques.

1998Site Ramsar d’importance internationale
2000Réserve mondiale de la biosphère — UNESCO
350 000+oiseaux d’eau en halte chaque printemps (chiffre officiel Ramsar)
500+nids de grand héron — la plus grande héronnière d’Amérique du Nord
79espèces de poissons — ~70 % des poissons d’eau douce du Québec
290espèces d’oiseaux — ~72 % des espèces du Québec

La Camargue, en France, l’a déjà montré : là où le Bti réduit les insectes aquatiques, un oisillon d’hirondelle sur trois meurt de faim et les libellules chutent de moitié. Au Lac Saint-Pierre — la plus grande héronnière d’Amérique du Nord, une pouponnière pour 70 % des poissons d’eau douce du Québec — personne ne mesure si l’épandage en amont appauvrit cette nourriture. Ce n’est pas un effet prouvé localement : c’est le suivi qui manque. Mais le doute, lui, est raisonnable.

Sauf que rien ne s’arrête là.

Une cinquantaine de municipalités québécoises traitent au Bti, réparties sur le bassin du Saint-Laurent. Le produit ne s’arrête pas à la limite d’une ville : il descend. Tout converge vers le fleuve, puis le golfe, puis l’océan.

Ce qu’on dit moins

La science prudente a été tablettée deux ans.

L’histoire la mieux documentée de ce dossier n’est pas seulement écologique. Elle est politique et juridique : une revue scientifique qui recommandait la prudence, du lobbyisme, un silence — et un épandage qui continue.

2020

La science recommande la prudence

Une revue scientifique provinciale d’environ 200 pages, relue par 10 scientifiques, conclut : « par principe de précaution, il est recommandé d’éviter ou de minimiser les épandages ».

2020

L’industrie intervient

L’opérateur GDG, accompagné de la firme de relations publiques National, fait des représentations auprès du sous-ministre. Le 6 novembre 2020, GDG questionne le maintien même de la section sur la précaution.

2022

Un seul ministère décide

La fusion des ministères confie tout le processus d’autorisation au ministère de l’Environnement (MELCCFP). La revue est restée tablettée environ deux ans.

2023

Le Québec reconnaît le risque — et épand quand même

L’orientation du MELCCFP invoque le principe de précaution et nomme les chironomidés « la famille de diptères non ciblée la plus susceptible d’être affectée ». Les épandages continuent.

« Il n’y a pas de risque grave et irréversible, alors pourquoi maintenir une section sur le sujet ? »
— L’opérateur GDG au sous-ministre, 6 novembre 2020, au sujet de la section « précaution » de la revue provinciale. Rapporté par Radio-Canada.

Avant le prochain épandage

Cinq choses à demander — et à rendre publiques.

Pas un slogan. Des données. La plupart n’existent pas encore publiquement pour le Centre-du-Québec.

La carte des zones traitées Berges, fossés, milieux humides et affluents traités, avec les dates exactes.
La dose réelle Concentration en ITU/ha et nombre d’hectares traités par saison dans le Centre-du-Québec. Non publié à ce jour
Le suivi biologique Décompte des chironomidés, des insectes émergents et des poissons, avant et après les traitements. Aucun programme local trouvé
Les ingrédients complets Selon la formulation, la matière active ne fait qu’environ 12 à 40 % du produit ; le reste est un « secret industriel ». Secret commercial
Un test d’exposition Comment « ne documenter aucun cas » quand aucun test médical ne permet de détecter l’exposition ? Aucun test existant

La bibliothèque

Tout est sourcé. Vérifiez par vous-même.

Sources officielles, réglementaires et révisées par les pairs — y compris celles citées dans le dossier juridique. Chaque chiffre du site renvoie à l’une d’elles.

35 sources publiques et scientifiques
Santé Barfod et al. 2010 — inflammation pulmonaire (70 jours) BMC Microbiology ↗ Santé Examen par les pairs du Bti AM65-52 (2020) — sensibilisation + lacune inhalation EFSA ↗ Santé Souches de Bt : cytotoxicité + IL-8 sur cellules intestinales (2024) ANSES — Foods ↗ Santé Pesticides microbiens — défis d’évaluation du risque (2024) Environmental Health ↗ Santé Sensibilisation des pesticides microbiens — lacunes (2025) Archives of Toxicology ↗ Santé Fiche signalétique VectoBac 12AS (11,6 % actif) Valent BioSciences ↗ Eau potable Bti dans l’eau potable — document de référence OMS ↗ Eau potable Eau potable — captée dans la rivière Saint-François Ville de Drummondville ↗ Eau potable Gestion hydrique — barrages du Centre-du-Québec Hydro-Québec ↗ Réglementaire Fiche d’information Bti (archivée) Santé Canada ↗ Réglementaire Bti for Mosquito Control US-EPA ↗ Écosystèmes van Nieuwpoort 2025 — −50 % de macrofaune aquatique, −79 % demoiselles Parasites & Vectors ↗ Écosystèmes Allgeier 2019 — émergence des chironomidés −50 % Ecotox. Environ. Saf. ↗ Écosystèmes Theissinger et al. 2019 — perte d’espèces (OTU −63 %) Molecular Ecology ↗ Écosystèmes Stoll 2025 — perte de diversité (métabarcoding) Environmental Pollution ↗ Écosystèmes Jakob & Poulin 2016 — libellules −50 % Insect Cons. & Div. ↗ Écosystèmes Poisson-zèbre 2025 — effets comportementaux Aquatic Ecology ↗ Écosystèmes Revue systématique 2023 (95 articles) Environmental Evidence ↗ Évaluation Kästel 2017 — sensibilité × 950 selon l’âge Scientific Reports ↗ Lac Saint-Pierre Lac Saint-Pierre — site no 949 (1998) Ramsar ↗ Lac Saint-Pierre Réserve de biosphère du Lac Saint-Pierre (2000) UNESCO ↗ Lac Saint-Pierre La Grande Île — héronnière (zone importante pour les oiseaux) IBA Canada / ZICO ↗ Monde Alternatives au Bti — pièges à CO₂ (Camargue) Tour du Valat ↗ Monde Suède — Bti sous permis annuel Biologisk Myggkontroll ↗ Monde Programme mouches noires (41ᵉ année) Pennsylvania DEP ↗ Québec Programme de contrôle des mouches noires Ville de Drummondville ↗ Québec Science, lobbyisme et l’épandage au Québec Radio-Canada ↗ Québec Drummondville : coûts, satisfaction, territoire Radio-Canada ↗ Québec Budgets Bti — Trois-Rivières (contrat le plus élevé) Le Nouvelliste ↗ Québec Orientation sur le contrôle des insectes piqueurs (2023) MELCCFP ↗ Québec Procès-verbal du 2 février 2026 — résolution 0080/02/26 (contrat 2026-2030, adopté 10-2) Ville de Drummondville ↗ Québec L’opérateur du programme — contrôle des insectes piqueurs depuis 2006 Conseiller forestier Roy inc. ↗ Réglementaire Utilisation du Bti en habitat faunique — autorisation + espèces menacées Québec.ca ↗ Produit Fiche signalétique AquaBac XT — le Bti utilisé à Drummondville Clarke ↗ Produit Fiche signalétique VectoBac 200G (Bti, larvicide biologique) Valent BioSciences ↗